Le dispositif Madelin permet aux travailleurs non salariés (TNS) — dont les avocats libéraux — de déduire de leur revenu imposable les cotisations versées au titre de contrats de prévoyance, de retraite complémentaire et de perte d'emploi. C'est le principal outil de constitution d'une retraite complémentaire déductible pour les professions libérales.
Plafonds de déduction
- Retraite Madelin : 10 % du revenu imposable (plafonné à 8 PASS) + 15 % du revenu entre 1 et 8 PASS
- Prévoyance Madelin : 3,75 % du revenu + 7 % du PASS
- Perte d'emploi : 1,875 % du revenu (plafonné à 8 PASS)
Les contrats Madelin sont bloqués jusqu'à la retraite (sauf cas de déblocage anticipé : invalidité, liquidation judiciaire, surendettement). La sortie se fait en rente viagère, rarement en capital — ce qui peut être un inconvénient.
À retenir pour l'avocat : Le Madelin est le levier de défiscalisation le plus puissant pour l'avocat TNS : les cotisations sont déductibles du revenu imposable et financent la retraite complémentaire. La sortie en rente (pas en capital) est le principal inconvénient.